L'album "Girls Like Us" sort le 26 juin 2026
Twenty Years Too Early est un EP profondément personnel de SAFY, construit autour d’un même morceau décliné en quatre visions : une version originale et trois mixes.
À travers une esthétique techno sombre, mentale et émotionnelle, SAFY revient sur une histoire enfouie dans la scène électronique d’il y a vingt ans : celle d’une parole trop précoce face aux VSS, d’une vérité dite avant que le monde ne soit prêt à l’entendre. Le morceau traverse l’isolement, l’invisibilisation, la colère contenue, mais aussi la résilience d’une artiste restée debout malgré le silence.
L’EP ne cherche pas à raconter une revanche. Il donne plutôt une forme sonore à ce qui n’a pas été entendu à l’époque. Chaque version explore une facette différente de cette mémoire : la blessure, la persistance, l’absence de réponse, puis l’après-silence.
Entre techno underground, tension mélodique, textures sombres et énergie club, Twenty Years Too Early affirme une présence : celle d’une artiste qui n’a pas disparu, qui n’a pas renoncé, et qui transforme aujourd’hui l’expérience en matière musicale.
Disponible sur toutes les plateformes de streaming.
“Marre des Réseaux” est né d’une saturation profonde. Pas seulement du bruit constant… mais du temps qu’on y laisse. Des heures à scroller au lieu de créer. À regarder au lieu de produire. À se comparer au lieu d’exister.
En tant qu’artiste, une question s’est imposée : est-ce que la musique compte encore ou est-ce que tout se joue ailleurs ?
L'EP est construit comme un reflet de cette mécanique : répétitive, addictive mais surtout sarcastique face aux algorithmes qui captent l’attention, façonnent la visibilité et imposent leurs codes. Et parmi eux, une réalité qui dérange : les corps deviennent des leviers de visibilité. Comme si montrer plus permettait d’exister plus. Les mots sont venus bruts, sans filtre. Parce que cette pression est réelle. Silencieuse, mais constante.
Marre des Réseaux ce que reflète cet EP, c’est un ras-le-bol. Contre le temps qu’on perd. Contre les règles invisibles. Contre l’idée que la valeur se mesure en likes ou en followers.
Like ton Corps quant à lui, est un titre frontal et ironique qui dénonce une réalité persistante : sur les réseaux, les corps des femmes sont particulièrement surexposés et les créatrices sont poussées à jouer le jeu pour exister. L’algorithme perpétue ces codes, reléguant le talent au second plan. Une critique féministe, brute et assumée, sur une énergie libératrice.
C’est un rappel simple : le talent ne se scrolle pas. Il se crée.
Disponible sur Bandcamp et toutes les plateformes de streaming.
“Subsurface” explore la tension qui se construit sous l’évidence : une track de Bass House profonde et hypnotique, pensée pour les environnements nocturnes et underground.
Portée par une basse roulante et des grooves épurés, la track évolue avec subtilité, installant une pression constante juste sous la surface. Des textures sombres et une énergie maîtrisée lui confèrent une attraction magnétique, où la répétition devient immersive.
Plutôt que de rechercher un impact immédiat, “Subsurface” s’installe dans le corps. Une descente lente et contrôlée dans les profondeurs du Dancefloor.
Disponible uniquement sur Soundcloud et Bandcamp.
Avec Crash Test, SAFY balance une bombe douce-amère sur le dancefloor.
Derrière son énergie brute et son groove percutant, le morceau explore un terrain glissant : celui des relations expérimentales, où les corps s’attirent, s’explorent… mais où les cœurs, eux, encaissent.
Être le crash test sentimental. Celui ou celle qu’on essaie, qu’on découvre, qu’on traverse. Puis qu’on laisse derrière, parfois sans trop regarder les débris.
Sur une production qui tabasse, presque cathartique, SAFY joue avec les codes : c’est sexy, c’est drôle, c’est ironique, mais jamais léger. Parce que sous le vernis de la dérision, il y a une réalité bien connue dans certaines dynamiques contemporaines, et particulièrement au sein de la communauté queer.
Crash Test est aussi une ode, à la fois tendre et lucide, à celles et ceux qui ont été les terrains d’exploration de l’hétéro-curiosité. Des expériences pour les un·e·s, des impacts bien réels pour les autres.
On danse, on sourit… et puis, entre deux kicks, quelque chose serre un peu la poitrine. C’est un hymne paradoxal : ça fait rire, ça cogne, mais ça raconte aussi les plumes laissées en chemin.
Disponible sur Bandcamp et toutes les plateformes de streaming.
Sorti sur le label Darkbass Records, Sororité / Complices est un EP coup de poing. Brut. Nécessaire. Impossible à contourner.
Disponible en téléchargement gratuit sur Bandcamp, ce projet s’inscrit comme une prise de parole artistique engagée, là où les mots ont souvent été étouffés.
À travers ces deux titres, SAFY transforme la musique en espace de vérité.
Sororité, en miroir, est un cri. Un appel. Une douleur qui résonne pour toutes celles qui ont été laissées seules après la tempête. Celles qui ont vu des liens se rompre au moment où elles avaient le plus besoin de soutien. Le morceau porte cette fracture, mais aussi une tentative de réparation : fragile, vibrante, urgente.
Complices plonge dans une zone inconfortable : celle du silence collectif face aux violences sexistes et sexuelles. Le morceau met en lumière une réalité dérangeante : la complicité passive ou active de proches, mères, sœurs, amies, cousines, tantes, grand-mères. Toutes celles qui, parfois, ont su… mais n’ont rien dit. Une onde lourde, presque suffocante, qui questionne et dérange.
Cet EP ne cherche pas à plaire.
Il cherche à dire. À réveiller. À faire écho.
C’est un projet chargé d’histoire, de vécu, et de vérité. Un espace sonore où la colère, la tristesse et la lucidité deviennent matière. Une œuvre qui ne laisse pas indemne.
Disponible uniquement sur Soundcloud et Bandcamp.
Dans un monde où tout devient plus cher et où l’attention est devenue une monnaie à part entière, choisir de soutenir un·e artiste indépendant·e relève presque de l’acte héroïque.
Alors si tu es ici, merci, vraiment !
Ta contribution ne sert pas uniquement à garder la lumière allumée (même si mon propriétaire appréciera sûrement). Elle finance aussi les sessions studio, les élans créatifs tardifs, et tout le temps, l’énergie et l’engagement que je mets à construire quelque chose de sincère.
Au-delà de la musique, cela soutient également mon travail de transmission, d’accompagnement, et ma volonté de participer à une scène électronique plus inclusive tant sur scène qu'en dehors.
Aucune pression, aucune attente, juste un échange simple :
si la musique te touche, tu peux l’aider à continuer d’exister.
Tu donnes ce que tu veux. Tu soutiens ce qui te parle.
SAFY MUSIC
Poitiers, France